Il y avait sur la Canebière des commerces familiaux qui ressemblaient à des mini-Printemps, des cabines d'écoute chez Musica et Phono Montgrand où on pouvait passer une heure à écouter un disque avant de l'acheter, ou repartir sans rien.
C'est là que j'ai grandi. Dans cette ville-là, avec ce Marseille des années 60 et 70 qui débordait de vie, de musique, de personnages.
Ce que Marseille m'a appris
Mon enfance n'était pas simple. Mais elle était vivante. Et cette ville m'a donné quelque chose que je n'aurais pas trouvé ailleurs : une capacité à lire les gens, à sentir une ambiance, à naviguer dans des milieux très différents avec la même aisance.
Marseille m'a appris que la vie n'est pas linéaire. Elle est faite de niveaux, de codes, de rencontres improbables. Si tu sais t'y adapter, tu peux aller n'importe où.
New York dans les années 80. Saint-Barth dans les années 90. J'y suis allé avec ce que Marseille m'avait donné.
.webp)


