On parle beaucoup de suivre ses rêves. On en parle comme si c'était une décision qu'on prend un matin et qui se réalise d'elle-même.
Ce n'est pas mon expérience.
Ce que j'ai compris, après dix métiers, des départs à zéro, des portes fermées et des fenêtres ouvertes, c'est que le rêve est un travail. Un travail qui exige de la constance. Pas de l'optimisme de façade. Pas de la pensée magique. De la constance.
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La discipline du rêve
Tant que tu ne l'as pas réalisé, tu continues. Tu n'abandonnes pas. Jamais.
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Et quand tu n'obtiens pas exactement ce que tu voulais, tu acceptes que ce qui vient à la place peut avoir autant de valeur. Parfois plus. Le rêve change en cours de route. Ce n'est pas un échec, c'est de l'adaptation.
J'ai passé ma vie à écrire, téléphoner, insister, repartir. On m'a remarqué parce que je n'abandonnais pas. Ce n'était pas du talent. C'était de l'entêtement méthodique.
C'est ce que j'appelle un rêve actif.

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