Dans les années 70 et 80, à Marseille, j'ai évolué dans des endroits que je ne recommanderais à personne. Le milieu de la nuit, des cercles où la drogue et la vitesse étaient la norme, des situations où tout pouvait basculer d'un soir à l'autre.
Je n'avais pas peur, pas une once.
Ce n'est pas une fierté, c'est un constat. J'étais jeune, inconscient, convaincu que rien de grave ne pouvait m'arriver. Et quelque chose que j'appelle ma bonne étoile m'a toujours sorti de là.
Ce que le danger m'a appris
Ces années m'ont forgé d'une façon que l'école n'aurait jamais pu faire. La gestion du risque, la lecture des gens, la capacité à repartir de zéro sans se plaindre.
Le danger n'est pas une école que je recommande, mais il m'a appris une chose essentielle : on ne décide pas forcément de laisser gagner. Par contre, on peut décider d'être plus fort.
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