Ça s'est passé pendant le confinement, une amie est venue m'aider à ranger des cartons, des caisses entières conservées sans vraiment savoir pourquoi, des photos, des documents, des tickets, des lettres.
En les feuilletant, elle s'est arrêtée et m'a dit : « Tu te rends compte de la vie que tu as eue ? Tu ne peux pas laisser ça comme ça. »
J'ai répondu : « Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ? »
Je le pensais vraiment. Ma vie, pour moi, c'était juste ma vie, pas plus exceptionnelle que celle d'un autre.

D'une boîte à chaussures à un livre
On a commencé à trier, commenter chaque photo, chaque document, on s'est retrouvé avec 200 petites histoires. C'est de là qu'est venu le livre, pas d'un projet éditorial, pas d'une ambition d'auteur, d'une boîte à chaussures et d'une amie qui avait l'œil.
Je n'avais jamais écrit une ligne de ma vie. 200 pages plus tard, je me suis rencontré pour la première fois.
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